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Succès de notre séminaire au Conseil des droits de l'homme… et remerciements particuliers à la Représentation permanente de la Belgique auprès des Nations Unies à Genève
Succès de notre séminaire au Conseil des droits de l'homme… et remerciements particuliers à la Représentation permanente de la Belgique auprès des Nations Unies à Genève
Genève – 11 septembre 2026
L'Organisation Internationale Belge pour les Droits de l'Homme et le Développement (BAMRO) a réalisé un succès important en organisant son événement parallèle intitulé officiellement « Droits de l'homme au Moyen-Orient et en Afrique du Nord » (Human Rights in the Middle East and North Africa), le vendredi 11 septembre 2026, en Salle XI du Palais des Nations à Genève, en marge des travaux de la 63e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies.
L'événement a été inscrit au programme officiel des manifestations parallèles sous le nom de l'organisation « Brussels For Human Rights And Development », et s'est tenu en coïncidence avec la 63e session du Conseil, qui se déroule du 7 septembre au 7 octobre 2026.
Une présence diplomatique et des droits de l'homme appréciée
Le séminaire a réuni des représentants de missions diplomatiques internationales, ainsi que des défenseurs des droits humains, des experts et des représentants de la société civile. L'organisation exprime sa fierté et sa reconnaissance particulière pour la présence d'un représentant de la Représentation permanente de la Belgique auprès des Nations Unies à Genève.
La présence de la représentation belge et son écoute des témoignages et des dossiers présentés constituent un soutien important à l'espace de dialogue sur les droits humains, et confirment l'importance de maintenir les dossiers des victimes — en particulier ceux des femmes, des enfants, des victimes des conflits et de la disparition forcée — présents devant les institutions internationales.
L'organisation remercie les institutions belges et la Représentation permanente de la Belgique à Genève pour leur attention à ces dossiers. Cette présence s'inscrit dans la politique déclarée de la Belgique en faveur d'un multilatéralisme actif, de la promotion des droits humains, de la protection des enfants dans les conflits armés et de la lutte contre l'impunité.
L'organisation tient également à exprimer sa reconnaissance pour la présence des autres missions internationales, car la participation des représentations diplomatiques à de telles rencontres permet une écoute directe des victimes et des défenseurs des droits humains, et favorise l'intégration de leurs dossiers dans le dialogue international ainsi que dans les mécanismes de suivi et de reddition de comptes.
Témoignage direct de familles de victimes de disparition forcée
L'un des temps forts du séminaire a été le témoignage direct livré par un membre d'une famille de victimes de disparition forcée. Ce témoignage a constitué un précédent important dans les activités de l'organisation au sein du Conseil des droits de l'homme, en faisant passer la souffrance des familles des rapports écrits et des chiffres abstraits à une voix humaine directe, entendue par les participants au sein même du Palais des Nations.
Le témoignage a confirmé que la disparition forcée ne viole pas seulement les droits de la victime elle-même, mais place toute la famille dans un état continu d'attente, d'angoisse et d'absence de vérité. Il a également réaffirmé le droit des familles à connaître le sort de leurs proches, à accéder à la justice, à obtenir une réparation effective, à voir les responsables tenus pour comptables, et à garantir la non-répétition des violations.
Soudan, Darfour, Érythrée et Irak
Les interventions des orateurs ont abordé la situation des droits humains au Soudan, notamment dans la région du Darfour, ainsi que les risques auxquels sont exposés les civils du fait du conflit, de la violence, du déplacement et de l'entrave à l'accès à la justice et à la protection.
Le séminaire a également traité des cas de disparition forcée, de détention arbitraire et des restrictions imposées aux droits et libertés en Érythrée, ainsi que de leurs graves conséquences sur les victimes et leurs familles.
Concernant le dossier irakien, les intervenants ont discuté des défis liés à la protection des civils, des femmes et des enfants, des droits des familles des disparus et des personnes portées disparues, ainsi que de la nécessité d'institutions capables de mener des enquêtes indépendantes, d'offrir des voies de recours, et de transformer les textes juridiques en protection réelle dans la vie des citoyens.
Les interventions ont souligné que la protection des droits humains ne se réalise pas par la simple adhésion aux conventions internationales ou l'inscription des droits dans les constitutions, mais exige une mise en œuvre concrète, des institutions indépendantes et des mécanismes de reddition de comptes accessibles aux victimes sans discrimination ni crainte.
Dr Abdelsamad Mekhlouf : cinq voies pour combler l'écart entre le droit et son application
Le président de l'Organisation Internationale Belge pour les Droits de l'Homme et le Développement, le Dr Abdelsamad Mekhlouf, a déclaré que l'un des principaux défis au Moyen-Orient et en Afrique réside dans l'écart croissant entre les normes juridiques proclamées et leur application effective.
Il a précisé que l'existence de constitutions, de lois et la ratification des conventions internationales constituent des étapes nécessaires, mais insuffisantes si les institutions restent incapables de les mettre en œuvre, si le pouvoir judiciaire manque d'indépendance, de compétences et de ressources, ou si la loi est appliquée de manière sélective ou discriminatoire.
Le Dr Abdelsamad a identifié cinq voies essentielles pour combler cet écart :
- Harmoniser la législation nationale avec le droit international : réviser les lois locales afin de garantir leur cohérence avec les conventions internationales relatives aux droits humains et les engagements pris par les États.
- Soutenir l'indépendance et l'efficacité de la justice : construire des institutions judiciaires réellement indépendantes, dotées des compétences légales et des ressources humaines et matérielles nécessaires pour enquêter, juger et rendre justice aux victimes.
- Renforcer les institutions de mise en œuvre et de contrôle : permettre aux institutions nationales et de contrôle de suivre l'application des lois et des décisions, et ne pas laisser les textes juridiques sans mécanismes clairs et mesurables.
- Garantir l'égalité, la non-discrimination et l'accès à la justice : appliquer la loi à tous sans discrimination fondée sur le sexe, l'origine, la religion ou l'appartenance politique ou sociale, et assurer des voies de recours effectives pour les victimes, en particulier les femmes, les enfants et les groupes les plus vulnérables aux violations.
- Suivi méthodique des recommandations des Nations Unies : élaborer des plans nationaux de mise en œuvre des recommandations des mécanismes onusiens, au premier rang desquels l'Examen périodique universel (EPU), ainsi que des recommandations des organes conventionnels et des procédures spéciales, avec des responsables désignés, des calendriers et des indicateurs de mise en œuvre.
Le président de l'organisation a affirmé que la valeur des recommandations internationales se mesure à leur capacité à produire un changement réel dans la vie des victimes, et que la coopération entre les gouvernements, la justice, les institutions nationales, la société civile et les missions diplomatiques est indispensable pour transformer les engagements juridiques en protection concrète.
Remerciements et engagement à poursuivre le travail
L'organisation renouvelle ses remerciements particuliers à la Représentation permanente de la Belgique auprès des Nations Unies à Genève, ainsi qu'à toutes les missions internationales, experts, intervenants et défenseurs des droits humains ayant participé au séminaire et contribué à son succès.
L'organisation poursuivra son travail de relais des voix des victimes et de leurs familles, de défense des droits des femmes et des enfants, de suivi des cas de disparition forcée et des violations survenant dans les zones de conflit, ainsi que de plaidoyer pour l'indépendance de la justice, l'État de droit et la reddition de comptes des auteurs de violations, sans discrimination.
Note institutionnelle : ce séminaire s'est tenu en tant qu'événement parallèle organisé par l'organisation au sein du Palais des Nations, en marge de la 63e session. Les événements parallèles offrent un espace de dialogue et de plaidoyer, mais ne constituent pas des séances officielles du Conseil, et leurs échanges ne représentent pas des décisions émanant des Nations Unies. La présence de toute mission diplomatique traduit son intérêt, son écoute et sa participation au dialogue, sans signifier nécessairement l'adhésion à l'ensemble des positions exprimées par les intervenants.
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